dans les bois
dans les bois
la fête des oiseaux
flottille d'oiseaux
endormie par le froid
le labrador mouillé
en quête de maître
futaie élaguée
le sentier sous les branches
samedi matin
du miel dans ma vie
le linge tourne
tout autour les corneilles
tout à leur joie
les oiseaux retrouvés
un oiseau accompagne
le chantre des laudes
la cloche résonne
longtemps après les laudes
chant à deux voix
répons des cigales
les vêpres sonnent
sans interruption des cigales
le jardinier taille
l’olivier du cloître
le vitrail s'allume
chant des moines
super solem veritas
cadran à l'ombre
bords de Loire
des bris d'assiettes*
une sterne bredouille
pique dans la Loire
je mate les demoiselles
à la jumelle
portés par le courant
deux cygnes abordent
la demoiselle sur l'herbe
courbe immédiate
yeux fermés
les tourbillons de l'eau
les tiges se redressent
envol des libellules
noires ailes
le corps bleu des demoiselles
ombres mouvantes
la brise agite les herbes
le papillon en solitaire
traversée des cormorans
* vestiges passés
sous bois
jonglerie à trois
des insectes
point d’oiseaux
la concentration
à son comble
l'oiseau tape
sur le clavier averti
aucun mot ne sort
l'écrit reste gravé
sur le tronc
reliant les chênes
je trace le chemin
de leur fratrie
l'écorce rugueuse
marque mon dos d'une rougeur
monotone
mes bras
encerclent le fût
chêne lié
un pic
les mésanges aussi
montent aux arbres