Premier mai
dérive des canards
pluie sur l'eau
aucun brin dans le bois
chien perdu
sous le parapluie
un brin de muguet
clochettes insonores
le parfum de la pluie
dérive des canards
pluie sur l'eau
aucun brin dans le bois
chien perdu
sous le parapluie
un brin de muguet
clochettes insonores
le parfum de la pluie
la chatte sur les genoux
adoption plénière
les tadornes en vol
sur la toile
une aigrette dans la vase
marée basse
sommeil non identifié
l'oiseau tête rentrée
les mouettes volent
le pain des canards
course sur l'eau
gerbes de poule
bois de mars
la mésange à hauteur
les bois chantent
premier jour de mars
la belle blanche
reniflée puis délaissée
maîtrise
Seine houleuse
le désaccord de l'eau
~
fleuve sombre
charriant l'ombre du jour
~
Seine large
au bord de vies débordantes
~
Seine autodidacte
sa vie au cours évolutif
~
vol du cormoran
le fleuve presque littéraire
~
pousseur fougueux
une affirmation sur la Seine
~
cri du canard
pile du pont investie
clochette dans les bois
la maîtresse aboie
chasse ouverte
les canards poursuivent la cane
à bout les bras
chargés de châtaignes
bogues ouvertes bogues fermées
rien à dire
craquements sous les pieds
les bogues muettes
joggeur éclairé
sa lampe torche
canards endormis
cauchemar du comparse
loupiotes sur l'étang
crépuscule
clair obscur
nénuphars en bande
orée
notre voiture la dernière
un ploc sur le toit
voiture marron
canards absents du lac
canardage des marrons
mousse de velours
accroche de la bogue
champ de tir
marrons et glands concourent
l'âne brait
parce qu'il fait chaud
ma peau sauvée des orties
in extremis
les dames canard
libérées de leurs mâles
le chien s'aplatit
au loin un compère
nouveau langage
ma connaissance de la pie
alignées sur une branche
les canes vespérales
le chien pattes noires
levée de canards
chemin du lac
tous courent nous assis
quatre nouveau-nés
le peuple des canards s'agrandit
la tortue s'enfonce sous l'eau
soir d'été
Wimbledon est loin
nos yeux s'agitent
dans l'herbe
les chips circulent allègrement